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Karaoké au marché flottant de Taling Chan sur Yahoo! Vidéo
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May 30

Mon ami Luc Vincent dans "combien ça coûte?" demain.

Luc vient de m'informer qu'on pourra le voir, ainsi que son frère jumeau et la ville de Yangshuo, demain après-midi, dans l'émission "combien ça coûte l'hebdo" à 17h50 sur TF1. Si vous loupez l'émission, vous pourrez la revoir sur le site internet de la chaine.

Le festival des bateaux dragons.

Il y a quelques jours, Lei m'envoyait un mail me souhaitant une bonne fête des bateaux dragons et me disait d'aller acheter des zongzi dans Chinatown. Après lui avoir expliqué que nous n'avions pas de quartier chinois dans le Sud-Ouest, je le questionnais sur ces zongzi. Il m'expliqua qu'un dignitaire, une sorte de sage chinois, se suicida il y a bien longtemps en se jetant dans une rivière, par opposition à son roi auquel il ne voulait pas obéir. Depuis, le festival des bateaux dragons se déroule en son honneur et on mange à cette occasion les zongzi faits de riz ou autres ingrédients enfermés dans des feuilles de bambou.
Je viens de trouver d'autres explications de ce festival à cette adresse : http://www.radio86.fr/decouvrir-et-apprendre/culture/8687/dix-choses-a-savoir-a-propos-du-festival-des-bateaux-dragons 

  1. Le festival des Bateaux dragons tombe le cinquième jour du cinquième mois lunaire. Pour cette raison, il est aussi connu sous le nom de “Double Cinq”. En Chine ce festival est appelé “Duanwu”. Selon wikipedia, la traduction littérale de Duanwu correspond à Festival du soleil maximum. Dans le calendrier lunaire chinois, Duanwu est le moment où le soleil de l’année où il atteint sa force maximum.
  2. Selon la philosophie chinoise, le soleil se rattache au “Yang” tout comme le genre masculin, tout comme le dragon de la mythologie chinoise. Le festival honorant le dragon doit donc se tenir le jour où le soleil est à son zénith.
  3. Le nom occidental de “Festival des bateaux dragons” renvoie en réalité à une parties du folklore qui se tient lors de cette célébration, une course de bateaux dragons. Les Européens du 19e siècle qui se sont rendus en Chine ont été impressionnés par les courses auxquelles ils ont assisté durant le festival et ont alors nommé ce festival selon une figure de style de synecdoque particularisante.
  4. Il y a de nombreuses légendes qui veulent expliquer le début de ce festival. La plus connue est celle de Qu Yuan (340-278 av. J-.C.) et qui vivait dans l’état des Chu lors de la période des Royaumes Combattants. Qu fut banni après s’être opposé à une alliance dans laquelle le roi voulait s’engager. Après 28 années d'exil, il apprit que Qin, l’allié de son roi auquel il s’était opposé, avait bien envahi le royaume Chu. Il décida alors de suicider en se noyant dans la rivières Miluo le cinquième jour du cinquième mois lunaire.

    Les zongzi sont des délicatesses dégustées lors du festival des bateaux dragons (Image: Wikipedia)Les zongzi sont des délicatesses dégustées lors du festival des bateaux dragons (Image: Wikipedia)

  5. Les gens de la région de la rivière Miluo se mirent alors à jeter du riz dans la rivière pour éviter que les poissons ne mangent le corps de Qu Yuan. Plus tard, il continuèrent de jeter des offrandes, du riz emballé dans des feuilles ficelées avec des cordes, pour nourrir l’âme de Qu Yuan. Cette coutume marque l’origine de la nourriture habituellement consommée lors du festival Duanwu, les zongzi, qui sont des feuilles de bambou, ou de roseau, fermées contenant du riz et de la viande, ou d’autres aliments.
  6. Les villageois à la recherche du corps de Qu Yuan ont aussi arpenté la rivière sur leurs bateaux à rames, d’où la tradition de la course de bateau qui se produit durant ce festival.
  7. Un bateau dragon est long et fin. Il a au moins dix rameurs, mais les bateaux traditionnels se compose de 50 rameurs. Le rythme des rameurs est donné par un tambour ou un crieur.
  8. Les courses de bateaux dragons, sous une forme ou une autre, existe en Chine depuis plus de 2000 ans. On suppose que la pratique a commencé approximativement à la même période que les Jeux Olympiques à Olympe. Cependant, c’est en 1976 que ces courses sont devenues un événement international lorsque l’office du tourisme de Hong Kong organisa les premières courses internationales.
  9. Les courses de bateaux dragons comptent parmi les plus rapides des courses à la rame au monde. Il y a des clubs de bateaux dragons dans plus de soixante pays et les compétitions internationales sont gérées par la Fédération Internationales des Bateaux Dragons.
  10. En 2005, suite à une réforme des jours fériés en Chine, Duanwu est devenu un jour officiel de congé en Chine avec les autres fêtes traditionnelles du nettoyage des tombes (Qingming) - celle-là même à laquelle j'ai assisté lors de mon arrivée à Yangshuo - et le festival de la mi-automne (Festival de la Lune) - cette année, il semblerait qu'il se déroule le 3 septembre, jour où je suis sensée m'envoler pour Shanghaï ! -. C’est en 2008 que Duanwu a été pour la première fois effectivement un jour férié.
Je soupçonne Lei d'avoir ri du comique de la situation car quelques jours avant, je lui ai fait part de ma colère vis-à-vis de ma hiérarchie qui se demande si elle va m'accorder mes congés pour repartir en Chine, alors même que je suis disponible tout l'été et quand on a besoin de moi... J'ai à nouveau pu mesurer le décalage entre nos deux cultures, car il prônait une attitude de soumission!!!
May 24

La vieille ville de Sukhothaï.

J'emprunte un minibus pour la vieille ville, à 12 kilomètres de là.
Fondée en 1 238 par deux princes thaïs qui s'émancipèrent de l'autorité du roi d'Angkor, Sukhothaï, "l'aube de la félicité", fut le centre du premier royaume indépendant de Thaïlande et le berceau de la nation thaïlandaise. Elle fut aussi le royaume d'Asie du Sud-Est le plus puissant de son époque et se distingua par une extraordinaire liberté politique, culturelle et religieuse sous le règne du Roi Rama Khamheng (1279 à 1298). Celui-ci, très célèbre pour son gouvernement éclairé et ses grandes réalisations dans différents domaines, introduisit un système de libre-échange et s'engagea activement en faveur de la ligne pure du bouddhisme theravada, devenu aujourd'hui religion nationale. La paternité de l'alphabet thaï moderne lui est également attribué. Sous le règne d'un de ses successeurs, Li Thai, au milieu du XIVème siècle, la cité devint progressivement le plus grand centre bouddhiste au monde. Elle prospéra jusqu'en 1378, année de l'émergence d'Ayutthaya. En 1438, le dernier de ses souverains abdiqua en faveur d'un prince de cette nouvelle capitale.
A partir de 1782, elle revint petit à petit dans les mémoires et plusieurs souverains en quête de légitimité pillèrent ses monuments pour décorer les temples, monastères et palais, et s'inspirèrent de son architecture. En 1993, le Parc national historique ouvrait ses portes sur 70 km², après 16 ans de travaux de restauration. Il est aujourd'hui classé au patrimonoine mondial de l'Unesco.
Alors que le charme d'Ayutthaya résidait dans la découverte des monuments épars à travers la ville, les vestiges de Sukhothaï se concentrent dans et autour de la vieille ville. Alors que je me dirige vers l'entrée, je m'amuse de voir de jeunes moines, marchant en file indienne, se retourner avec intérêt vers un groupe de filles assises sous un arbre...
Je décide d'effectuer la visite à pieds plutôt que de louer un vélo comme les autres et me dirige vers le premier ensemble. Avant de traverser le pont au-dessus des anciennes douves, je prends le temps d'admirer la vision buccholique d'une vieille barque en bois flottant sur l'eau, avec pour toile de fond l'éveil de bouddha : un Bouddha assis prenant la terre à témoin. Cette posture de Bouddha est une des plus importantes, car elle symbolise la victoire du bouddha sur Mâra (la mort, le démon, le grand dieu des Désirs). Alors qu'il méditait, Mâra tentait de l'interrompre en lui présentant toutes les distractions possibles. En réponse, Bouddha toucha la terre, faisant appel à la nature pour témoigner de sa résolution.


Le premier temple possède de nombreuses statues de l'éveil de Bouddha, prangs et frangipaniers. De joyeux chiots errants me sollicitent pour leurs jeux et je goûte au calme de ce lieu de méditation.
Dans le deuxième temple que je visite, une haute statue debout attire mon attention. Comme les autres, elle est caractéristique des XIIIème et XIVème siècles, encore appelée période de Sukhothaï. Elle est élancée; son visage d'une grande finesse exprime parfaitement la sérénité qui l'habite, avec son nez long et aquilin, ses sourcils arqués, sa bouche fine et ses paupières lourdes; sa chevelure est pleine de bouclettes et surmontée d'une longue flamme, symbole de force spirituelle. Elle fait le geste de l'absence de crainte et de l'apaisement : une main levée, paume en avant. Pourtant, au souvenir de cette splendide statue, un frisson d'horreur me parcourt le corps. Sous son bras replié, un énorme essaim de cancrelats (blattes) grouillant me donne envie de fuir à toutes jambes...


Un peu plus loin, je découvre le tournage du film dont le Chilien de ma guesthouse m'avait parlé. Les acteurs thaïlandais, tout en muscles et le corps couverts de tatouages, s'amusent à jouer les méchants devant mon objectif et m'obligent à poser avec eux pour une photo décalée. Ils m'expliquent qu'il s'agit d'un film japonais, retraçant une histoire de guerriers plusieurs siècles auparavant, et qu'eux-mêmes viennent de Bangkok.
Je poursuis vers les autres temples, dépassée par un touriste à vélo. Alors que j'admire les prangs magnifiquement sculptés d'un sanctuaire, ce dernier me rejoint. Nous discutons un moment en anglais, avant de nous apercevoir que nous parlons tous deux français ! Paul habite Genève et est issu d'un milieu libano-égyptien. Il vient régulièrement en Thaïlande et est sur le point d'acquérir un terrain à construire sur l'île de Koh Chang (île éléphant). Il m'explique la symbolique du waï, le salut thaïlandais, où on joint les mains plus ou moins haut en fonction de la personne rencontrée. Pour une personne plus jeune, le salut se fera au niveau de la poitrine. Plus une personne est âgée, ou plus elle est importante, plus on saluera haut. On saluera un moine en montant les mains au niveau des yeux, et Bouddha, au-delà du front.
Nous nous promenons tout autour du parc, parlant voyage et culture thaïlandaise. Au bout de quelques heures sous un soleil ardent, nous rejoignons la ville sur son scooter pour déguster un pad thaï dans le restaurant où travaille son ex petit-ami thaïlandais, Mo. Je passe la fin d'après-midi à me relaxer dans ma guesthouse, avant que Mo ne vienne me chercher pour dîner dans un agréable restaurant - terrasse en bois. Nous dînons à la thaï, piochant dans les plats choisis par chacun : soupe poulet coco pour moi, crevettes épicées pour Mo, et viande pour Paul.
J'ai prévu de partir pour Tak et Mae Sot le lendemain matin, bien qu'il me resterait la visite des sites en dehors de l'enceinte de la vieille ville.
May 02

Funérailles célestes.

En parcourant mon forum de voyageurs pour préparer mon prochain voyage, j'ai découvert une tradition très particulière qui a cours chez les Tibétains : les funérailles célestes (http://santchetcha.blog4ever.com/blog/lirarticle-128663-1150647.html). On m'a souvent posé ce genre de questions : "comment as-tu réussi à supporter la vision du limage de dents?", "ce n'est pas trop dur d'assister à une crémation?" Il faut dire que pour les deux j'étais en première ligne, j'ai fait de nombreuses photos et vidéos... Mais là, trop c'est trop et je n'aurais pas pu supporter une telle vision ! J'ai fait quelques recherches et trouvé cet ancien article de Géo :

Rituel mortuaire tibétain, les funérailles célestes qui sont présentées ici n'ont pas été "orchestrées" pour satisfaire la curiosité singulière de quelques voyageurs ou journalistes en mal de sensation. Elles se déroulent chaque jour à Lhassa, aussi banalement que se déroulent, chez nous, enterrements ou incinérations.Issu de la nuit des temps (il existait, semble-t-il chez nos ancêtre les Gaulois), ce rituel, unique au monde, est pourtant menacé de disparition. Malgré le caractère parfois choquant de certaines photos, j'ai décidé de faire l'écho de cette cérémonie qui appartient incontestablement au patrimoine culturel de l'homme. Et qui illustre, mieux que de long discours, la vision du monde qui prévaut l'âme tibétaine.

Dans la capitale Lhassa, en plein coeur du Tibet où il vit, Tchampa, "le compatissant", se livre chaque jour au même travail. Vers quatre heure du matin, alors que le soleil n'est pas encore levé, il prend à l'est la route qui conduit au monastère de Sera. Après une heure et demi de marche, il atteint une colline connue ici sous le nom de Serashar, ce qui signifie "au levant de Sera". Et là, au pied de la Hauteur, Tchampa perpétue une tradition unique au monde: les funérailles célestes. On peut lire en France , dans de vieux grimoires, des récits de voyageurs qui avaient traversé le Tibet au début du siècle et rapportaient l'histoire de ces rites funéraires difficiles à comprendre pour un occidental. Une fois à Lhassa, notre première tâche est de trouver un de ces officiants que l'on appelle ici "ragyapas", les "faiseurs de cadavres". En fait, cette appellation est impropre. Leur véritable nom est "topdén", sages, et il suppose une connaissance profonde du processus de la mort. Car, pour le boudhiste, le corps humain est composé des quatre éléments de la matière: la terre, l'eau, le feu et le vent; éléments qui soutiennent le corps comme des piliers. Sur le point de mourir, l'homme ne peut plus bouger car le pouvoir de l'élément terre est aboli. C'est alors que l'élément eau se manifeste et le moribond a l'impression de flotter dans une masse liquide. Puis progressivement, le corps s'assèche, l'eau laisse place à l'élément feu et le mourant sent qu'une fumée légère l'enveloppe. Petit à petit la chaleur du corps se dissipe. Si elle se dirige vers le bas, c'est signe d'une renaissance malheureuse sous forme d'animal ou de démon, si elle se dirige vers le haut la personne revivra comme un dieu, un demi-dieu ou un homme. A ce stade, l'esprit n'est plus supporté que par l'élément vent et l'agonisant voit des lueurs danser autour de lui. La respiration s'arrête après la disparition du vent. C'est la mort du corps physique et grossier mais l'esprit, lui, continue de vivre dans ce que les tibétains nomment "l'air subtil". La conscience du défunt s'estompe et se dissout en une douce ataraxie (quiétude) qui dure, croit-on, de trois jours et demi à quatre jours. Un lama officiant entre alors en action. Il prépare le mort au bardo, l'état transitoire de quarante-neuf jours qui précède sa prochaine renaissance. Il lui récite à l'oreille les instruction du livre des morts tibétains afin qu'il renaisse dans des conditions favorables. Puis on appelle un "lama extracteur du principe conscient" pour faciliter la séparation du corps et de l'esprit qui doit s'échapper par "l'ouverture de brahma" située au sommet de la tête. Il prononce des formules pour provoquer cette ouverture et, pour aider le "passage", va même jusqu'à enlever des cheveux à cet emplacement. Les modes funéraires au Tibet sont liés à cette représentation du corps et de la mort. Ils symbolisent le retour du corps dans l'un de ses quatre éléments: l'inhumation est le retour à la terre, l'immersion à l'élément eau, la crémation à l'élément feu. Et les funérailles célestes à l'élément vent. Théoriquement un lama astrologue choisit le mode funéraire. Dans la pratique, l'adoption de tel ou tel mode dépend du statut social du mort ou des circonstances de son décès. Elle varie aussi selon les régions car au Tibet central le manque de bois limites les familles qui peuvent assumer les dépenses d'un bûcher. A l'est du pays, très boisé, on incinère tous les mort. A Lhassa, l'inhumation est réservée aux personnes morte d'une maladie contagieuse et on immerge dans les torrents les enfants mort en bas âge (moins d'un an). Reste donc pour la majorité des défunts le rituel des funérailles célestes, dont les maîtres d'oeuvre sont Tchampa et ses pairs. On peut les rencontrer, non sans difficultés, au célèbre temple de Ramoché, qui communique, dit-on, aux enfers et au palais de cristal des Nagas, dragons aquatiques des profondeurs de la Terre...

Tchampa vit dans une pièce voisine de la chapelle. Les premiers contacts sont difficiles, il se méfie de l'intérêt que les "étrangers" portent à son métier. Il dit que le rituel qu'il accomplit a souvent été utilisé en Chine à des fins politiques. La propagande chinoise s'en sert pour stigmatiser la pseudo-sauvagerie des Tibétains et pour conforter les Chinois dans leur mission civilisatrice du Tibet. Une fois la confiance établie, il parle sans contraintes: "Les funérailles célestes vont s'éteindre et mon métier aussi. Il ne reste à Lhassa qu'une dizaine de dépeceurs. On nous considère comme une caste vile. Mon fils ne reprendra pas le flambeau. D'ici une vingtaine d'années (sur les coups de l'an 2000), la cérémonie aura disparue." Il explique ensuite son déroulement. Le troisième ou quatrième jour après le décès, la famille du défunt vient quérir Tchampa pour apprêter le mort qu'il dénude et dont il lie les membres en position assise, à la manière des momies. Puis il enveloppe le cadavre dans un tissu de laine blanche, le phrug. Le lendemain, dès l'aube, selon la tradition, l'héritier de la famille porte le mort jusqu'au seuil de la maison. Là Tchampa prend en charge le corps qu'il mène souvent sur son dos, quelquefois en charrette, sur l'aire de découpage (il en existe deux près de Lhassa). Enfin, il dépose le cadavre sur l'autel. L'autel est une énorme dalle rocheuse surélevée artificiellement où reposent trois corps emballé de blanc. Sur les crêtes environnantes, des vautours, déployant leurs ailes immenses, attendent déjà, vigilants, le geste familier de leurs "complices" humains. Près de l'autel, les dépeceurs sont réunis autour d'un feu de branches de pin et de cyprès qui attire, disent-il, les oiseaux sacrés. Ce spectacle donne l'impression d'un sacrifice imminent et on ne peut s' empêcher de songer au rituel du tcheu (couper), introduit au Tibet par le saint indien Phadampa au début du XIIème siècle et qui coïncide avec l'apparition dans ce pays de la coutume du découpage des morts. Certains ne peuvent se résigner à ne voir dans ces funérailles célestes qu'un moyen pour se débarrasser des cadavres dans une régions où le bois est rare. Tout, dans cette cérémonie, se prête à des interprétations ésotériques, même si les explication données par les dépeceurs demeurent simplistes. Mais après tout, l'origine de la coutume se perd dans la nuit des temps et son symbolisme peut ne plus être connu par ceux-là même qui la perpétuent. Les officiants prennent un repas de thé au beurre et de la tsampa, farine d'orge grillée, qui précède la cérémonie. Pendant les préparatifs, l'un des dépeceurs allume de petits feux de genévriers, puis verse de la tsampa sur les cendres pour guider l'âme du corps vers le ciel. Les autres affûtent soigneusement leurs outils de travail: couteaux à découper la chair (sha-gri), à la forme finement courbée, et couteaux à découper les os (rus-gri), à lame droites et épaisses. Enfin les dépeceurs se rendent à l'autel et dénudent les corps. Tout va ensuite très vite. Le cadavre est couché sur le ventre et Tchampa, d'un seul coup, tranche toute la longueur du dos au niveau de la colonne vertébrale.
Il utilise d'abord son couteau à découper la chair et dissèque entierement le corps. Les morceaux de chair s'empilent autour de lui. Tchampa saisit son couteau à découper les os et tranche les articulations. Deux participants broient au fur et à mesure les os et la chair en les martelant avec de grosses pierres, puis mélangent le tout à de la tsampa. Du cadavre maintenant il ne reste plus que la tête, dernière partie du corp à être travaillée. Tchampa arrache les cheveux et les oreilles. C'est le moment fort de la cérémonie. Tchampa place le crâne enveloppé de tissu dans une cavité spécialement aménagée dans le roc. Il s'empare d'une grosse pierre qu'il élève à bout de bras puis se fige. Il se recueille et ânonne la formule sacrée: "Om Mani Padma Hum" pendant plusieurs minutes. Puis il précipite violemment la pierre sur le crâne. Protégés par le tissu, les éclats de boite cranienne ne se dispersent pas. Si quelques débris s'échappent, on s'empresse de les rassembler, car c'est mauvais signe. L'examen des fragments du crâne commence, car il s'agit de savoir si le "principe conscient" est bien sorti. Tchampa recherche un petit trou (l'ouverture de Brahma) dans les os. En fait il est assez rare d'en trouver. Pendant ce temps, les broyeurs ont continué leur méthodique besogne. Ossements et chairs sont enfin amalgamés en boulettes afin de faciliter le travail des vautours car le cadavre doit disparaitre totalement si l'on veut que l'âme soit tout à fait libérée. Dernier stade: pour que les rapaces ne les égaillent pas, les boulettes de chair sont attachées à de lourdes pierres au centre de l'autel; puis tout le monde quitte le rocher. Tchampa claque des doigts. A ce signal, c'est la cohue. Les vautours qui s'étaient rapprochés pendant la cérémonie s'abattent sur les masses informes. Le festin est rapidement consommé par ces oiseaux sacrés que les Tibétains respectent pour le rôle qu'ils tiennent lors du rituel. Les dépeceurs remballent leurs outils, puis comme ils possèdent quelques connaissances anatomiques, ils discutent des causes de la mort qu'ils ont cru déceler dans l'observation des cadavres. Les funérailles célestes sont finies. Le corps est retourné au vent. Dans la vision bouddhique, en effet, l'être humain ne connait qu'un bref passage sur cette terre et, à la mort, l'enveloppe charnelle n'est qu'un vêtement dérisoire que l'on abandonne pour en vêtir un autre dans une vie future.
May 01

La Chine en septembre.

Comme Qatar Airways, la compagnie aérienne avec qui je pars toujours en Asie fait des promos incroyables jusqu'au 3, je n'ai pas pu résister à leur aller retour Paris Shanghaï à moins de 400 euros ! Le 3 septembre, ce sera donc le départ pour Shanghaï, où Lei m'attend de pieds fermes. Il espère obtenir quelques jours de congés pour m'accompagner un peu dans mon périple, qui devrait me permettre de découvrir, grâce au train, quelques villes intéressantes jusqu'à Xian. Ensuite, j'hésite entre deux options :
1° La province du Ningxia, entourée de déserts et de chaînes de montagnes, à l'histoire très riche : la première dynastie, les Xia, s'y établit et y construisit les premiers remparts de terre, prémices de la grande muraille (à Liupan Shan); sites paléolitiques; pyramides des Xia de l'Ouest (neuf tombeaux impériaux et 250 tombes de mandarins et nobles répartis sur 50 kilomètres carré dans le désert); grottes et stûpas bouddhiques...
2° La route de la soie, entre Xian et Urumqi (à 53 petites heures de train de ShanghaïRire), à l'extrême Nord-Ouest de la Chine, à travers la province du Gansu : "avec des chefs-d'oeuvre d'art bouddhique, des paysages ruraux idylliques au sud-est, un aperçu de la culture tibétaine de l'Amdo et une extraordinaire mosaïque de minorités ethniques - Hui, Tibétains, Mongols, Salar, Dongxiang et Kazakhs - , le Gansu ne manque pas d'arguments pour séduire les voyageurs" (Source : Lonely Planet). J'ai trouvé le guide découverte (guides Olizane) "Route de la soie" et certaines photos font vraiment rêver.
Voilà donc un autre superbe voyage en préparation !

April 26

Des traditions thaïlandaises...

Avant de retrouver mon bungalow, je fais un détour par un temple animé. Au fond de la salle principale du temple, j'aperçois une grande boîte, sorte de mélange entre un juke box et une machine à sous. Elle est blanche, couverte de petites lumières de toutes les couleurs clignotant en rythme avec une musique traditionnelle... J'ôte mes chaussures et entre dans la pièce. Un vieux moine m'invite d'un sourire et me pose quelques questions. La musique se tait, les lumières cessent de clignoter. Je m'approche et réalise qu'il s'agit en fait de l'exposition d'un moine décédé. Le corps, drapé dans la robe orange des moines, est posé sur une sorte de coffre, à côté de la boîte blanche, du portrait du moine et de nombreuses offrandes. Je n'ose pas prendre de photo, trouvant le geste inopportun, et pourtant... Un jeune moine m'explique que le décès est survenu la veille au soir, et que le corps sera exposé pendant trois jours.
Je prends une douche, me couvre de lait anti-moustiques et de vêtements longs et repars vers la ville. Juste à côté de ma guesthouse, je visite un marché nocturne. Il n'y a que des Thaïlandais et on y vend aussi bien des habits, produits miracles, que de la nourriture. Un étal attire particulièrement mon attention : des insectes grillés dégageant une agréable odeur de friture. On y propose des sauterelles et grillons, des guêpes, des vers et larves de diverses tailles et couleurs, des cancrelats... Je goûterais bien quelques unes de ces charmantes bestioles, mais le couple de vendeurs est peu avenant et je doute fort qu'il fasse l'effort de tenter de me comprendre... J'hésite davantage devant d'appétissantes brochettes de sèches et calamars, mais j'ai pu voir sur les marchés la conservation des poissons et fruits de mer et j'ai peur pour mon estomac. Je me rends donc au night market habituel où j'opte pour un pad thaï aux fruits de mer, accompagné d'un verre d'eau qu'un client m'apporte gentiment. Les Thaïlandais sont
le plus souvent vraiment accueillants.   
April 20

Mystérieuse Thewet.

Arrivée à destination, je suis assaillie de propositions de transport. Comme je déteste qu'on me harcèle avec tant de vigueur, je décide de me mettre à l'écart des autres touristes. Mon ami Phil m'a chaudement recommandé la Sabaidee House, "the Must in the World" m'a t'il dit. Mon bungalow est donc déjà réservé depuis la veille et je les appelle pour savoir comment m'y rendre. Les chauffeurs de tuk-tuk et songthaew me proposant des prix exorbitants, je décide de parcourrir à pieds le petit kilomètre qui m'en sépare. Alors que j'avance sur la route, j'ai la surprise de voir un songthaew m'y conduire gratuitement : il fait partie de la famille du propriétaire !
Je découvre un vrai petit havre de paix agrémenté d'un grand jardin tropical superbement entretenu. Pour 500 baths (environ 10 euros), je m'installe dans un beau bungalow climatisé et joliment décoré en plein coeur du jardin.


Alors que je dîne d'un pad thaï assez ordinaire, le Chilien de la table d'à côté m'aborde. Voilà plusieurs mois qu'il est sur les routes et son parcours ressemble à un vrai marathon. Nous échangeons sur nos projets, il me dit qu'il se laissera peut-être tenté par le même parcours que moi mais je me doute bien qu'il n'en prendra pas le temps... 
Le lendemain, je décide de marcher le long de la rivière en direction du nord. J'ai repéré qu'un chemin la longe sur plusieurs kilomètres, et je suis curieuse de découvrir où il mène. Peut-être parviendrais-je jusqu'à ce mystérieux sanctuaire bouddhiste dont j'ai vu des photos sur un livre de la guesthouse. L'air est plus respirable qu'à Bangkok, bien qu'on se dirige vers les jours les plus chauds. A la mi-avril, la fête de Songkran aura lieu et ce sera l'occasion de fêter le nouvel an bouddhique en s'aspergeant d'eau : il s'agit du jour le plus chaud de l'année.
La rivière longe d'abord un paisible quartier et un joli temple chinois que je visite. Quelques personnes escaladent les murs pour aller pêcher, d'autres discutent tranquillement au bord de la route ou jardinent. Au bout d'un moment, le paysage devient beaucoup plus sauvage et le chemin se transforme en sentier. La végétation se fait plus dense, les plantations de tabac et les hangars de séchage  se succèdent. Des groupes s'affairent à trier les feuilles séchées sous les maisons sur pilotis. Des baraques sommaires en bois et des ponts suspendus complètent le tableau. Je traverse le premier d'entre eux pour visiter le temple en face.


Les quelques personnes que je croise sont surprises de me voir marcher et me demandent où je me rends. L'une d'entre elles s'exclame : "Thewet ?" Il semble que je me dirige bien vers le sanctuaire aux mystérieuses statues... Je continue à marcher plusieurs heures, la rivière toujours à ma droite, la végétation toujours aussi belle et les maisons en bois généralement sur pilotis. Je ne me lasse pas du calme de l'endroit et des bruits de la nature. De temps à autre, j'aperçois une frêle embarcation sur l'eau boueuse.


Alors que j'approche d'un autre pont suspendu, un très vieil homme me fait signe de grimper... sur le porte-bagages avant de son vélo ! Il s'arrête même pour s'assurer que tout va bien, et je lui explique que je me promène. Quelques mètres plus loin, j'arrive au sanctuaire de Thewet. Alors que je m'interrogeais la veille sur l'authenticité de ce lieu, je le découvre en pleine nature, complètement désert et presque à l'abandon. La nature semble reprendre peu à peu ses droits et recouvre même certaines des statues.


Je me promène tranquillement au milieu des nombreuses statues qui représentent différentes scènes des réincarnations de Bouddha. Le lieu est chargé d'une grande spiritualité, mais certaines scènes sont assez incompréhensibles à notre esprit occidental.


Je profite longuement du calme du sanctuaire avant de rejoindre la route principale. J'espère y trouver un bus pour rejoindre Sukhothaï. Alors que je marche depuis quelques minutes et que je salue les gens que je croise, un vendeur à l'étalage m'interpelle. Il me demande où je vais et, lorsque je lui réponds "Sukhothaï", il fait de grands signes à sa fille qui grimpe dans une grosse voiture climatisée et me raccompagne !
Encore une belle journée bien remplie et je compte bien passer une soirée calme et reposante avant de découvrir la vieille ville demain.
April 19

En route pour Sukhothaï.

Comme la veille, mon petit-déjeuner est pris dans une gargote locale qui sert de la soupe au poulet, puis je rejoins la gare. On m'annonce que le train a une heure de retard et j'en profite pour photographier les cheminots thaïlandais, d'abord tout surpris, et les conditions de voyage dans certains trains... Le prix de mon billet inclut une boisson, un repas (riz accompagné de poulet sauce curry) et un gâteau. Le voyage dure un peu plus de trois heures et le paysage est bien plus agréable qu'entre Bangkok et Ayutthaya : temples, singes à Lopburi, montagnes, paysages ruraux, bouddhas géants perchés dans les hauteurs. J'arrive à Phitsanulok, où je dois emprunter un bus pour poursuivre vers Sukhothaï. Je me rends d'abord au Wat Phra Si Ratana Mahathat. Il est célèbre pour son bouddha de bronze doré, symbolisant la victoire de Sukhothaï sur les Khmers. C'est le bouddha le plus copié et représenté en thaïlande.


Pourtant, ce qui m'impressionne le plus, c'est l'édifice lui-même, aux colonnes noir et or, au plafond rouge richement décoré, aux tapis anciens et aux fines incrustrations de nacre sur les murs, portes et fenêtres. De beaux vases chinois et des statuettes précieuses accompagnent le bouddha. L'ensemble est d'une finesse incroyable et j'admire le moindre détail de ces personnages, dorés ou argentés, qui décorent les panneaux de bois.



Un artiste est présent, ajoutant de la couleur à une des peintures murales en cours. D'autres, moins avancées, atttendent leur tour. Des esquisses du bouddha sont posées sur le sol. Tout n'est que délicatesse, même la posture de l'artiste en train de peindre, qui me fait penser à la grâce des Balinais.


Je retourne vers la gare pour prendre le bus pour la gare routière. La jeune femme de la consigne à bagages m'indique l'arrêt du bus numéro 1, mais je prends la mauvaise rue. Un peu plus loin, deux policiers tentent de me renseigner mais ils parlent à peine l'anglais. Ils m'indiquent de retourner vers la gare. Alors que j'ai parcouru quelques mètres, un autre policier, averti par ses collègues, me crie de continuer dans cette direction et que l'arrêt n'est qu'à quelques mètres. Je le remercie d'un grand sourire et m'amuse de voir que les policiers balisent mon parcours. Grâce à eux, un premier bus me dépose à la station principale et j'embarque pour Sukhothaï, une autre capitale historique du royaume.
April 16

Vidéo de Bangkok.

J'ai remplacé la vidéo de l'hôtel Gezira Garden par celle du policier chantant au marché de Taling Chan.
Désolée, depuis quelques jours, les photos n'apparaissent plus dans les billets, alors qu'elles sont bien présentes...

Ayutthaya.

Difficile d’obtenir des informations fiables, même par l’Office de Tourisme. Je voudrais prendre un des bateaux pour les locaux, mais on m’indique que ce n’est pas le jour pour le bateau des touristes. Je me résous donc à faire le trajet par le bus qui emprunte la quatre voies jusqu’à Ayutthaya, à 75 kilomètres de là. On nous dépose à l’entrée de la ville, et la jeune caissière du bus tente de persuader tous les touristes de la nécessité d’utiliser un tuk tuk. Ma guesthouse, qu’un jeune Allemand arrivé quelques jours plus tôt m’aide à trouver, est en réalité à quelques rues de là…
La Baan Suan Guesthouse, située dans la partie historique de la ville, est une belle et grande maison en teck au milieu d’un jardin tropical. Quelques bungalows de charme ont été également aménagés dans le jardin. Seule une chambre, climatisée mais sans salle de bain (350 baths, non négociée), est disponible. Le lieu est agréable avec sa grande terrasse surplombant le jardin, et je décide donc de m’y installer. Après une douche très appréciée, je profite un peu de la terrasse avant de partir explorer les environs. Les temples les plus importants de la ville ne se trouvent qu’à quelques mètres de là.

Ayutthaya, dont le nom complet est « Phra Nakon Sri Ayutthaya » (ville sainte d’Ayutthaya) fait partie des trésors du patrimoine thaïlandais et est classée au patrimoine mondial par l’Unesco. Avant-poste commercial et militaire khmer, elle devint la capitale de Rama Thibodi Ier en 1351. La cité bénéficiait d’une situation géographique idéale, protégé par plusieurs rivières dont le cours fut dévié et canalisé afin de créer un réseau de communications et une forteresse qui se voulait imprenable.

Rama Thibodi lui donna le nom d’un royaume mythique décrit dans le Ramakien, (version siamisée de l'épopée hindoue du Ramayana) puis entama la construction de palais et de temples. Fervent adepte du bouddhisme Theravada, il invita des moines de Sri Lanka à venir administrer la plupart des activités religieuses de la cité royale.

Durant ses quatre siècles d’existence, Ayutthaya vit se succéder trente-trois rois, qui érigèrent chacun de nouveaux temples et palais tout en embellissant les édifices existants.

Après quatre siècles de pouvoir et de gloire, Ayutthaya connut le déclin. Durant deux ans, la cité résista au siège des Birmans avant de s’avouer vaincue en 1767 (Extraits du National Geographic). Bangkok devint la nouvelle capitale.

A la fin du XVIIème siècle, la ville comptait plus d’un million d’habitants, environ 1 700 temples et 30 000 moines, et plus de 4 000 bouddhas, en or massif ou dorés à l’or fin. En plus des destructions opérées par les Birmans, les Siamois utilisèrent les matériaux des anciens temples et pagodes pour construire ceux de Bangkok. Ils laissèrent le reste à l’abandon. Seuls une cinquantaine de temples ont survécu, ainsi que certains monuments et bouddhas couchés.

Je visite d’abord le Wat Phra Mahatat, qui renferme une des plus célèbres photos de monument de Thaïlande : une tête de bouddha en pierre, enserrée dans les racines d’un vieux et gigantesque figuier. Au moment des fouilles, on y découvrit nombre de bijoux et objets religieux de grande valeur.



Dans un grand parc agrémenté d’odorants frangipaniers, des prang, hautes tours-reliquaires en pierre ou en briques, entourent de grandes statues de bouddhas plus ou moins bien conservées, auxquelles les fidèles viennent rendre hommage. De l’autre côté d’un mur, on peut observer les beaux prang d’un autre temple, le Wat Ratchaburana. Ce dernier doit uniquement sa célébrité à la découverte, en 1 957, d’un fabuleux trésor caché dans une crypte : des objets en or et en bronze, des bouddhas et autres merveilles provenant d’Angkor Thom ou créés par les artisans de la ville.

Je décide de faire une grande boucle pour découvrir les principaux temples de la ville. Mon étape suivante est le Wat Phra Ram, construit en 1 369 à l’emplacement du tombeau de Rama Thibodi, entouré d’un bassin couvert de nénuphars géants. Un groupe de touristes monté sur des éléphants vient d’y faire une halte et j’en profite pour photographier les retardataires.



Je poursuis ma route vers le Wat Phra Si Sanphet en traversant le parc de la villa Khum Khum, construite en 1 894 pour accueillir la prison locale. Du temple qui le jouxte, la vision de ses trois chedi blancs (tour-reliquaire en forme de cloche, ce qu’on appelle « stûpa » en Indonésie, notamment à Borobudur) attire irrésistiblement. Le coucher du soleil enveloppe le lieu d’une atmosphère particulière. Seuls quelques Thaïlandais venus déposer des offrandes ou vêtir un bouddha pour accroître leur mérite, s’y promènent.



Le soir, je décide de me rendre au marché de nuit. Je passe à côté du Wat Ratchaburana, qui paraît hanté sous son éclairage faisant ressortir ses pierres et ses arbres décharnés. Au marché, le sourire bienveillant d’une mamie me donne l’envie de goûter ses spécialités. Pour 27 baths (0,50 euros), je déguste des bouchées vapeur colorées, avant de finir la soirée sur l’agréable terrasse de ma guesthouse.

Le lendemain, alors que je me rends vers la gare et d'autres beaux temples de l'autre côté de la rivière, je croise un joyeux défilé. Il s'agit en fait de Chinois, déguisés et portant force offrandes et fleurs. La plupart pose volontiers devant mon objectif avant de grimper dans des camionnettes pour un autre quartier. En chemin, je visite plusieurs temples. Dans l'un d'eux, je découvre des tombes en forme de chedi : les Thaïlandais les plus fortunés s'offrent ce type de sépulture.



Je m'imprègne de l'atmosphère d'un marché traditionnel. Je n'ai jamais pu résister à ce genre d'ambiance et à la curiosité suscitée par tous les parfums, couleurs, sons et formes inconnues. J'y découvre des spécialités culinaires assez déroutantes : des oeufs peints en rose, des crapauds éventrés, des petites tortues de Floride qui se mangent avec la carapace, des nouilles roses ou vertes, des poissons séchés à l'air libre ou dans des paniers en osier, des monticules de pâte épicée, des sachets et de grosses marmites de plats cuisinés, des confiseries aux formes, couleurs et consistance étranges... Soudain, l'hymne national retentit et je me souviens qu'à Bangkok tout le monde s'était arrêté de marcher lorsque j'étais à Chatuchak avec Pat. Sur une passerelle au-dessus de moi, une femme me sourit d'un air approbateur en me voyant stopper.

J'arrive à l'embarcadère du bac que j'emprunte pour me rendre à la gare. J'y achète mon billet pour le lendemain, avant de poursuivre vers le Wat Yai Chaya Mongkol. Je m'arrête dans un premier temple, où de jeunes fidèles prient et font des offrandes à un très vieux moine ressemblant à Gandhi.

Avant que la batterie de mon appareil photos ne me prenne en défaut, je photographie le grand chedî entouré de grands bouddhas drapés d'orange, ainsi que le grand bouddha blanc couché.




J'admire ces bouddhas que je ne peux photographier, avant de grimper au sommet du chedî, d'où la vue me fait regretter encore plus mon imprévoyance. Je me promène dans le parc, où une nonne assise dans un cabanon, me fait des signes : veut-elle me chasser ou me faire approcher ? Impossible de le déterminer... D'autres magnifiques statues blanches, rassemblées en prière, attirent mon regard. La nonne insiste, je m'approche, nous verrons bien... Je suis les gestes qu'elle me demande de faire pour l'honorer et me bénir, et je comprends vite qu'elle souhaite de l'argent. Elle me tend une enveloppe où je glisse un billet, et elle me remet un sachet qu'elle me demande de cacher dans mon sac... J'y découvrirai deux bananes... et des médicaments !
Je continue par la visite du Wat Phanan Choeng. Ce temple renferme un énorme bouddha assis de 19 mètres de haut, don d'un empereur chinois. Lorsque j'arrive près de la salle qui le renferme, je n'ose entrer tant la ferveur des fidèles est impressionnante. Ils sont assis sur le sol, face à la gigantesque statue. Un moine prononce quelques paroles et psalmodies. Puis deux hommes grimpés sur la statue déroulent un immense tissu orange dont les fidèles se couvrent pour prier. Les deux hommes hissent à nouveau le tissu sur l'épaule gauche de la statue, comme pour la draper. J'entre après que les fidèles soient sortis et je m'assied sur les marches de l'entrée pour observer le nouveau groupe. Chacun porte au moins un plateau sur lequel est posé un tissu orange et se recueille, assis aux pieds de la statue. Les tissus sont lancés aux deux hommes sur la statue qui les nouent les uns aux autres et les hissent sur l'épaule de la statue. Une fois l'opération terminée, ils déroulent le long tissu obtenu, d'une taille encore plus impressionnante que le précédent.



Je prends le temps d'admirer les superbes statuettes précieuses détenues par le temple, avant de visiter le reste du temple, aux magnifiques bâtiments et statues de style chinois. Le parc est superbement entretenu et au bord de l'eau. Je m'y promène un moment, avant d'y reprendre un bac pour l'autre côté.
Le soir, je mange mon premier et le plus délicieux pad thaï de mon séjour au restaurant Malakor. Ici, le cuisinier le prépare avec des noodles de différentes largeurs, des crevettes, des cacahuètes, du tofu, des épices et du citron vert, et je le relève d'une bière, le tout pour 90 baths. La vue sur le Wat Ratchaburana éclairée est de surcroît splendide. Je laisse un billet de 100 au serveur, qui me remercie comme si je lui abandonnais une fortune. On m'expliquera plus tard que rares sont les touristes laissant un pourboire... Je finis tranquillement la soirée par une promenade autour des deux temples, bercés par le chant des oiseaux, grenouilles et cigales. Demain, c'est le départ pour Phitsanulok et Sukhothaï.

April 14

Un dimanche tranquille à Bangkok.

Comme certains marchés ne se tiennent que le week-end, j'ai décidé de passer ma première journée à Bangkok. Je ne suis pas mécontente de m'éloigner du quartier des routards, Kaoh San Road : trop de touristes, trop d'hôtels usurpant le nom de "guesthouse", de bars à la sono bruyante, de fumeurs de shisha... Bref, difficile de se sentir en Thaïlande dans un tel contexte et heureusement que j'ai pu profiter du paysage quand nous avons survolé la ville !
Je compte prendre le bus pour me rendre au marché flottant, assez peu fréquenté des touristes, de Taling Chan. Je découvre alors que ce n'est pas une mince affaire : chacune des personnes que j'interroge m'oriente vers un arrêt et un numéro de bus différent. Je suis baladée d'un point à un autre du quartier historique, ce qui me donne l'occasion de le découvrir peu à peu. J'attends enfin mon bus, assise près de Thaïlandais, tout surpris et curieux de me voir parmi eux. Un vieux monsieur s'assied près de moi et veut m'inviter à partager sa "potion miracle" : il dépose une poudre dans un tuyau métallique recourbé dont il introduit un côté dans une narine, puis il souffle de l'autre côté pour l'inhaler. Je décline poliment l'invitation, tout en me disant que cette poudre n'y est sûrement pas pour rien dans son air béat...
Mon bus finit par arriver et nous traversons de jolis quartiers typiques. On me fait descendre à une intersection, où on m'indique qu'il faut marcher jusqu'à la voie ferrée puis la longer vers la droite. L'ambiance est bien plus tranquille qu'en pleine ville et j'admire les belles et grandes maisons qui bordent la route.
Je demande à nouveau mon chemin à un monsieur que je prends d'abord pour un touriste. Gentiment, il s'empresse de régler le montant de ses achats et m'emmène sur sa moto.
Des étalages divers occupent les abords du marché : offrandes colorées, nourriture, fruits et légumes, boisson,... L'endroit est plein de vie et on n'y croise que quelques rares occidentaux. Un grand étang plein de nénuphars et bordé de fleurs ajoute au charme des lieux. Des enfants courrent en chahutant, des familles sont assises dans l'herbe, des femmes chargées de victuailles traversent le joli pont en bois et, un peu plus loin, des gens se font masser en plein air. Je m'émerveille de toutes ces couleurs, ces mets odorants, ces boissons
à l'aspect bizarre. Je parviens au bord de l'eau, là où des femmes font griller écrevisses, crabes et poissons, cuisinent des nouilles colorées, du riz gluant et toutes sortes d'autres plats appétissants, sur de petites embarcations décorées d'offrandes. La foule se presse autour d'elles, décontractée. Sur les pontons, des tables ont été dressées et les familles se succédent dans une ambiance bon enfant. Certains en profitent pour nourrir les poissons du fleuve, d'autres se baignent. Tous prennent le temps de profiter de ce beau dimanche ensoleillé. Après avoir pris quelques photos, j'achète une boîte d'écrevisses que je mange tranquillement près de l'étang. Alors que je me décide enfin à quitter ce lieu paisible, un homme monte sur une grande estrade à quelques mètres de moi. Je suis curieuse de ce qui va se passer. Après quelques minutes, un vieux policier en uniforme le rejoint, et le voilà poussant la chansonnette, occupant toute la scène comme une star et prenant la chose très au sérieux. Imaginez la même scène en France ! Après deux chansons, c'est une vieille femme qui le remplace et me casse rapidement les oreilles. Il est temps pour moi de rejoindre mon correspondant thaïlandais dans un autre marché, celui de Chatuchak.
Ce deuxième marché est immense et extrêmement animé. On y trouve de tout et on peut facilement s'y perdre. Nous nous promenons dans les allées en discutant. Pat est très curieux de tous les voyages que j'ai pu faire et me laisse peu d'occasions de le questionner sur son pays. Comme nous avons faim, il me propose de manger dans la cafétaria d'un supermarché. Comprenant que je préfèrerais manger quelque chose de typique, nous prenons sa voiture pour son restaurant préféré. Sur une terrasse donnant sur le grand palais, nous mangeons à la façon thaïlandaise, la même qu'en Chine : nous nous servons dans les plats de boulettes de crevettes, de boeuf au lait de coco, de crevettes épicées, le tout accompagné de riz et de bière thaïlandaise.
Une première journée loin de l'agitation de la ville. Demain matin, j'espère prendre un bateau pour Ayutthaya... 
April 12

Aux couleurs de la Thaïlande.

Comme vous pouvez le constatez, mon blog est passé aux couleurs de la Thaïlande, avec en arrière-plan le temple de papier des festivités du Wat Aran Ya Khet à Mae Sot.
Toutes les photos sont désormais téléchargées et, pour celles qui en avaient besoin, légendées.
J'ai également ajouté de la musique thaïlandaise.
J'avais l'intention de poursuivre mon récit d'Egypte, mais l'Asie est bien trop envoûtante pour que je puisse penser à autre chose que la Thaïlande. J'ai donc terminé un billet sur l'Egypte, qui était en cours, et ai décidé de commencer mon récit de Thaïlande.

Première visite de l'antique Thèbes, le temple.

Je rejoins la rive est pour visiter le tout proche temple de Louxor, oeuvre du Pharaon Amenophis III (vers 1400 avant Jésus-Christ). Il occupe une situation privilégiée, en plein coeur de la ville et le long du Nil. L'esplanade emplie de monde à mon arrivée est maintenant déserte et j'en profite pour admirer la mosquée d'Abou el-Haggag édifiée sur les ruines du temple au XIIIème siècle. Le temple doit beaucoup à cette mosquée, et au village maintenant déplacé, qui l'ont protégé des siècles. Il a en effet été redécouvert en 1885, enseveli par le sable et recouvert par le village.
Je prends le temps d'admirer le splendide premier pilône, oeuvre de Ramses II, qui s'est approprié la paternité du lieu. Sur le mur sont dessinées des scènes de la célèbre bataille de Qadesh. Il ne reste plus qu'un obélisque et les deux statues assises du Pharaon. Deux des quatre statues debout et le deuxième obélisque ont été rapportés à Paris. L'obélisque restant, offert à Champollion par le sultan Mohammed-Ali, a officiellement été restitué au pays en 1980.
Je poursuis par l'allée des sphynx, représentant les différents pharaons, sur fond de gigantesques palmiers. Cette allée mesurait à l'origine trois kilomètres de long et rejoignait le temple de Karnak. Actuellement, des travaux sont réalisés pour la reconstruire. Le gardien de cette partie m'indique gentiment les meilleurs endroits pour les prises de vue, et me montrent les principaux pharaons. Je commence à comprendre les rudiments de l'anglais égyptien, où "biboune" signifie "people" et "bibi" "baby" !!!
Je passe le premier pylône pour pénétrer dans la première cour, surplombée par la mosquée et bordée d'une double rangée de colonnes papyriformes. Aux pieds de l'imposante statue de Ramses II, je contemple la petite statue de son épouse Nefertari. Les salles qui l'entourent m'offrent des perspectives et des jeux de lumière auxquels je ne peux résister et mon appareil photos ne cesse de travailler.
Après le deuxième pylône, j'arrive dans la grande colonnade processionnelle, qui a inspiré la salle hypostyle de Louxor. Je stoppe net devant la vision, entre deux colonnes, d'une imposante statue en marche. Son emplacement a été tellement bien choisi et elle est tellement belle que j'ai l'impression qu'elle est en mouvement et passe à côté de moi sans me voir.

  
Alors que je poursuis tranquillement ma visite, un gardien m'entraîne vers différentes inscriptions sur les murs. Il me fait les toucher et, avant même que j'ai compris ce qui m'arrive, me voilà plaquée contre le mur et l'objet d'un rituel magique ! Il touche des signes sur les murs, noircis par les nombreuses mains qui les ont effleurés, puis pose ses mains sur mon front, comme pour me transmettre la puissance magique des scarabées, ankhs et serpents. Dans chaque lieu, je dois fermer les yeux, les bras en croix à la manière des pharaons décédés, comme pour ressentir l'énergie transmise par ces signes millénaires. Me voilà emplie de la force de Pharaon, et quel Pharaon, Ramses II en personne !
Ma visite se poursuit de longues heures, détaillant chaque fresque et chaque pièce de ce fabuleux édifice. Parfois, un reste de couleurs suscite une émotion particulière et je ne me lasse pas de la magie de ce lieu qui a traversé les millénaires.
A la sortie, je m'installe sur un banc à côté d'une Egyptienne qui, à ma grande surprise, parle très bien anglais. Pendant qu'elle me donne des conseils, elle s'amuse de me traduire les sollicitations du jeune policier qui nous observe.
Je rentre à ma guesthouse, heureuse de la journée que je viens de passer.


April 10

Retour du pays du sourire.

Les préjugés ont la vie dure...
L'inconscient collectif occidental s'entend pour prêter aux Chinois un profond respect de l'autre au travers du savoir-vivre, une attitude toujours exemplaire; lorsqu'on voyage en Chine et qu'on emprunte les transports en commun, on s'aperçoit vite qu'il ne s'agit que d'une conception romantique occidentale. Même si vous êtes une femme, ne vous attendez pas à ce qu'on vous cède gentiment la place dans la file d'attente ou le bus, on vous bousculera comme les autres et on tentera de vous passer devant. Point d'excuse, de merci ou de bonjour : le Chinois n'en ressent aucun besoin avec les personnes qu'il ne connaît pas. Point de conscience des nuisances causées à autrui, on est dans un pays collectiviste et si on a envie de cracher, fumer dans un bus, parler et rire bruyamment ou mettre la radio ou la télé très fort, on ne s'en privera pas.
L'Occidental imagine que les Thaïlandais sont très souriants et d'une extrême gentillesse... Hé bien, dans la grande majorité des cas et abstraction faite peut-être de Bangkok, c'est vrai ! Je n'ai pas compté les fois où on m'a gentiment conduite à ma destination, en moto ou en voiture, où on a tout fait pour me faciliter le voyage, pour finalement me faire découvrir et aimer ce beau pays et sa culture.
 
J'ai particulièrement aimé :
- Les bungalows de charme des guesthouses à prix dérisoire (10-11 euros), notamment la Baan Suan Guesthouse à Ayutthaya, la Sabaidee Guesthouse à Sukhothai et la Banthai Guesthouse à Mae Sot, dans de beaux jardins tropicaux.
- L'ambiance tranquille du marché flottant de Taling Chan Market, à Bangkok.
- Me promener dans la ville d'Ayutthaya, une des anciennes capitales du royaume du Siam, tout en admirant les anciens temples en pierre.
- Le pad thai crevettes (pâtes thaïes épicées) du restaurant Malakor à Ayutthaya, avec vue sur les ruines. 
- Suivre la rivière de Sukhotai à Thewet, sanctuaire bouddhiste en pleine nature.
- Découvrir la culture thaïlandaise, et surtout birmane, au travers de belles rencontres, notamment à Mae Sot.
- Le grand respect des moines birmans envers les étrangères, au contraire des moines thaïlandais.
- Participer aux festivités du Wat (temple) Aran Ya Khet à Mae Sot, pour la crémation d'un ancien moine leader décédé six ans plus tôt.
- Le trajet de 7 heures en songtaew de Mae Sot à Mae Sariang, éprouvant mais sublime : routes de montagne, femmes en costumes traditionnels, villages de montagne aux maisons en bois et feuilles mortes, pas de touristes.
- Les temples principaux de Mae Hong Son et les abords du lac.
- Les ballades en scooter autour de Mae Hong Son.
- Les marchés colorés.
 
J'ai beaucoup moins aimé :
- La visite du village des femmes kayan (femmes girafes), Nai Soi, à quelques kilomètres de Mae Hong Son.
- L'hypocrisie thaïlandaise (refuges "temporaires" pour les Birmans, qui y vivent depuis 20 ans pour certains; des moines thaïlandais, qui voyaient d'un mauvais oeil mon amitié pour Nyne Chang).
- Ne pas pouvoir marcher dans la rue aux côtés de mon ami, pour éviter les regards désapprobateurs.
- L'attitude de certains moines thaïlandais (agressivité, état d'hébriété le soir, drague), à l'opposé de leurs discours très stricts.
- L'ambiance de Bangkok, où il faut constamment être sur ses gardes dès qu'on se fait aborder.
 
 
Plus d'une semaine après mon retour, la réadaptation est difficile et je ne suis pas complètement revenue !

April 09

Le devenir de la minorité kayan.

Pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de lire les commentaires de certaines photos de l'album "Nai Soi", voici ce que j'ai appris sur le devenir de certains réfugiés birmans.
En visitant ce village, situé près de Mae Hong Son et célèbre pour ses femmes girafes, j'ai eu la chance de rencontrer un couple de reporters, Jessica, Américaine d'origine chinoise, et Paco, Espagnol. Cette rencontre m'a permis de découvrir la problématique de cette minorité et de mieux supporter cette visite particulièrement éprouvante. Ces reporters indépendants réalisent depuis plusieurs mois un documentaire dans ce village, et ils ont un site internet où vous pouvez voir quelques essais vidéos.

Voici un copier-coller de l'introduction de ce documentaire, et la traduction que j'en ai faite :
For more than 60 years many ethnic nationalities have been in a struggle with the military regime of Burma to achieve their respective independent states (Depuis plus de 60 ans, beaucoup d'ethnies sont en conflit avec le régime militaire de Birmanie pour achever leurs états indépendants respectifs). Due to increasingly brutal persecution by the military junta, especially since the 1980’s, thousands of people have fled to the Thai-Burma border (A cause de l'accroissement brutal des persécutions par la junte militaire, surtout depuis les années 80, des milliers de gens ont fui vers la frontière birmano-thaï).

There are now approximately 150,000 Burmese refugees of various ethnic nationalities living in camps in Thailand and over one million internally displaced people living in desperate conditions in Burma (il y a maintenant approximativement 150 000 réfugiés birmans de différentes ethnies vivant dans les camps en Thaïlande et plus d'un million de personnes déplacées à l'intérieur du pays, vivant dans des conditions désespérées en Birmanie).

The United Nations instigated a program in 2005 to resettle these refugees to Third Countries (Les Nations Unies ont créé un programme en 2005 pour reloger ces réfugiés en pays tiers).

In 2009 the plan is to resettle approximately 10,000 refugees from the Nai Soi camp alone (En 2009 le projet est de reloger environ 10 000 réfugiés du seul camp de Nai Soi).

Among those applying are some Kayan, an ethnic minority from Karenni (Kayah) State in Burma (Parmi les gens concernés, il y a des Kayan, une minorité ethnique de l'Etat Karenni (Kayah) en Birmanie).

Due to the unique custom of their women who wear brass coils around their necks, these refugees live in villages separate from the refugee camps and have become one of the main tourist attractions in Northern Thailand (A cause des coutumes uniques de leurs femmes qui portent des rouleaux en cuivre autour de leur cou, ces réfugiés vivent dans des villages séparés des camps de réfugiés et sont devenus une des principales attractions touristiques du nord de la Thaïlande).

What opportunities await those who will resettle? (Quelles opportunités attendent ceux qui seront relogés?)

How will this diaspora affect their culture and customs? (Comment cette diaspora affectera t'elle leur culture et coutumes?)

What is the future for those who stay behind? (Quel est le futur de ceux qui resteront derrière?)

This documentary film intends to bring attention to the current situation in Burma and reflect on this critical moment of these people's history. (L'intention de ce documentaire est de porter l'attention sur la situation actuelle en Birmanie et de refléter ce moment critique de l'histoire de ce peuple).



 

A la découverte de la Terre

A nouveau la Chine en septembre !

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Découvrez Various!

Fanny L

Occupation
Interests
Eprise de découvertes, j'essaie, au travers de mes photos et récits, de partager avec vous tous ces moments précieux vécus lors de mes voyages.
Ce blog est aussi une façon de remercier mes amis qui ont bien voulu me faire découvrir une partie des beautés de leur pays et de leur culture, en leur faisant découvrir à mon tour quelques endroits de France.
Special thanks to my javanese friend, Hatta, for the discovery of the secrete Borobudur;
my so graceful balinese friend Ketut and his beautiful wife Made, for these strong moments;
Lei, my little chinese brother;
Luc and Stephen, for these lovely evenings in Yangshuo and precious advices;
My burmese monk friend Nyne Chang, who made this stay in Mae Sot so special and totally amazing.

Merci de votre visite et de votre intérêt pour mes voyages !

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Passes une très belle soirée et
une bonne nuit remplie de doux rêves
Amitiés, Giroflée xxx
June 2
Etienne WEILwrote:
Bonjour, je ne vois personne pour signaler que ce blog est également TRES bien écrit. Moi, quand on murmure à mon oreille de cette façon ...

Etienne
May 7
Un coucou dominical Fanny, alors que je me suis longtemps absentée de la sphère des blogs... pour te dire surtout que j'ai relu attentivement tous les infos sur l'egypte (et les photos bien sûr!) car ça y est! départ pour l'egypte, ce rêve tel le rêve américain de l'époque. La quête elle même vers ce pays, bien avant le départ est déjà source de bonheur! J'espère te dire bientôt les détails de ce voyage. Merci pour toutes ces infos, vraiment!
 
Apr. 5
marie-jowrote:
JEUDI 9 NOVEMBRE 06 048.jpg
Une orchidée sortie de mon album sur pixum, prise lors des floralies à Pau en 2006.
Jan. 24
marie-jowrote:
bonne année petite Fanny. Plein de bonnes choses pour toi et tous ceux que tu aimes. Un bisou à Lei en espérant pouvoir un jour voir son site. Bonne soirée, attention aux petites bulles traitresses !
Dec. 31
David.Morvant wrote:
Salut !!!
 
De joli photos sur ton blog et plaisir à regarder ! ... à continuer.
 
Tchao,
David
Dec. 1
lagenais66 wrote:
Salut permet moi de te dire que ton blog est super sympas, et dire que j'y étais il y a quelques jours encore à St jean de luz tu aurais put me faire une visite guidé à bientôt.
Dec. 1
Olivier wrote:
Très joli blog !!!
A force de voyager autant tu risques de ne plus vouloir rentrer, encore qu'anglet est pas mal (j'y habite aussi).
Juste un petit mot en fait pour te féliciter car tes recits de voyage sont prenants, on a l'impression d'y être allé aussi .
Bonne continuation
Dec. 1
Clara ...wrote:
Bonjour ! En passant par le blog de marie JO, j'ai été tentée de visiter le tien ! Il est super et tu as visité tant de pays ! Bonne journée et continue, ton site est très interessant et beau ! Clara
Nov. 27
Clin d'oeilAi de nouveau parcouru votre blog, en bonne cht'is vais vous dire " éch'min lasse po " je ne m'en lasse pas .
Récits de voyages tout comme je l'ai aime.
Alors avec impatience je vais attendre la suite.
Au plaisir de vous lire.
 bon voyage prochain
 
Nov. 25
Alors voilà, j'ai regardé de magnifiques photos, symboles d'un voyage culturel certainement épanouissant! Je suis assez époustouflée par tes voyages et tes envies de découvertes de l'humain, de l'autre côté de nous...
Magie des couleurs: couleurs des paysages, couleur des hommes. Merci pour ce formidable partage de morceaux de vies...
Tout ceci redonne un espoir serein en l'humain.
Je reviendrais!
 
Nov. 22
stephane autwrote:
magnifiques images,
bravo !
vive les voyages
steph
Nov. 19
fabrice 969wrote:
Bonjour,
 
je ne cherche pas a entrer dans la liste d'amis lol, je ne sais pas m'abonner au flux rss, donc je fais " ajouter aux favoris ".
je passe par le blog d'une amie, toujour sympa de voir des personnes du sud ouest, en locurence, la enchanté.
j'ai regardé les albums du sud ouest, forcément, c'est interressant de voir les prises de vues, et puis j'aime ma région lol.
la chine, pays qui fait rever, un ami photographe y part régulièrement, et toujour des beaux shouts, il y a beaucoups a voir.
La il est l'heure de dormir, mais je repasseais apprécier tes photos, passe une trés bonne journée.
 
Fab.
 
Nov. 6
.wrote:
Quelle chance d'être allée en Egypte ! Tes photos sont belles et leur réalisme m'a donné l'impression de voyager réellement au bord du Nil. Les photos des monuments sont impressionnantes. Les clichés des habitants sont fortes et j'ai eu le sentiment de les rencontrer à mon tour. Merci !
Oct. 26
bjr, merci pr le voyage. Tout simplement magique.
Bonne continuation
Oct. 26
bravo et merci pour les jolies photos et de me donner l'envie de nouveaux cadres a fixer avec mon appareil...
Oct. 11
Bienvenue à nous sur la Terre. Le voyage est plus que découverte, il est partage. Partage avec les autochtones de ces pays, partage avec les tiens. J'ai été enchantée de me promener chez toi.
c'est beau de prendre le temps de vivre.
Bonne continuation sur le chemin des humains.
Aug. 10
.wrote:
Je suis enchantée de revoir ton blog qui est sincèrement génial. Toutes tes photos sont si belles...  La première fois que je suis tombée sur ton espace perso, j'ai véritablement eu un coup de foudre pour tout ce que tu nous montrais ; et j'ai regretté ensuite de ne pas avoir osé te faire une demande d'amitié. Alors cette fois-ci, même si tu risques de ne pas répondre favorablement à ma demande d'amitié, je prends quand même le risque de te la demander ! Je tente le coup car j'adore la photographie comme toi et j'aimerais pouvoir découvrir au fur et à mesure tes nouvelles photos et tes voyages qui sont fort instructifs et me font rêver. Et puis il y a quelques photos de plats et de mets qui sont un régal pour les yeux. Amicalement.
Aug. 1
Bonsoir Fanny j'espère que tu vas bien. De passage chez toi pour te dire que je pars demain pour l'Ecosse et serai de retour le 14 Aout dans la soirée. D'içi là je te souhaite une douce et agréable soirée.
François
July 31
Kikou Fanny un grand merci pour tes msgs sur mon blog. Hélas, la visite de Stirling n'est pas prévue dans mon pgm mais déjà je peux te dire les lieux que je vais visiter : Edinbourg - Glasgow - Iles d'Aran et Ile de Skye- Péninsule de l'Argyll - Loch Ness et bien d'autres belles choses encore. Je te souhaite de bonnes vancaces si tu as l'occasion de partir.
 
A bientot et porte toi bien
François Île déserte
July 30
Kikou je découvre ton blog de voyages avec grand plaisir.... Je te souhaite une bonne continuation, à bientot Clin d'oeil
July 21
Vraiment merci pour vos partages d'images !  J'ai eu plaisir à regarder vos photos :-) Au plaisir de vous revoir sur le livre d'or de mon blog !
July 14
Merci pour ce blog qui nous permet de partir à la découverte des beautés du monde, en restant tranquillement derrière son bureau. La monde a bien la beauté du regard qu'on y pose. Et ton regard est beau...
July 10
chantalwrote:
je ne me lasse pas d'aller voir tes photos et de lire tes récits, même si je tremble lorsque tu es en voyage, je trouve que c'est super de pouvoir réaliser ses rêves et par la même occasion tu fais rêver les autres . Nous vous fait tellement bien vivre tes découvertes que nous avons l'impression de voyager à tes côtés. Bisous ma fille
June 5
.wrote:
Merveilleux tous ces voyages que tu as faits et que tu as la générosité de partager à travers tes photos. J'ai constaté que tu avais photographié les Landes et la ville de Bordeaux. Vivant près de Bordeaux, je n'ai pu rester indifférente aux quelques photos que tu as faites de cette ville. Comme tu as de la chance de voyager autant ! Amicalement
June 4